L’étiage

Qu’est-ce que l’étiage ?

L’étiage, c’est le c’est le moment où les rivières et les nappes des cours d’eau atteignent des niveaux bas. Dépendant des conditions climatiques, il s’observe sur le bassin de la Dordogne la plupart du temps en été, mais peut commencer dès le printemps et se prolonger aux mois de septembre, octobre, voire novembre. Il correspond à une situation naturelle due à une baisse des pluies, mais un ensemble de pressions anthropiques peut aussi s’ajouter et accentuer le phénomène naturel : aménagements du territoire avec destruction de zones humides, rectifications des cours d’eau, prélèvements excessifs pour des besoins divers (eau potable, industrie, irrigation), ouvrages perturbateurs sont autant de troubles qui viennent compromettre la bonne santé des cours d’eau.

Quelles conséquences ?

L’étiage se traduit par des niveaux d’eau faibles dans les rivières, limitant la circulation des espèces aquatiques et les habitats. Quand il est intense, il aboutit à des ruptures d’écoulement et des rivières à sec, avec parfois des mortalités pour la faune aquatique. En cas de ressource raréfiée, des conflits d’usages peuvent également émerger. D’un point de vue de la gestion, des restrictions sont mises en place pour réguler en priorité l’activité d’irrigation agricole, considérée comme un usage non prioritaire. Certaines rivières sont parfois également réalimentées, comme la Dronne à partir du barrage de soutien d’étiage de Miallet, ou la Dordogne et la Vézère à partir des aménagements hydroélectriques.

Les éléments disponibles sur les pages « étiage »

La page d’accueil « étiage » vous permet d’apprécier la situation générale du bassin de la Dordogne vis-à-vis de l’étiage. Un code couleur qualifie l’état de chacun des cours d’eau équipé d’une station de suivi de débit. En cliquant sur une station, vous accédez aux données de débit et à leur évolution. Apparaissent également les valeurs de référence, utilisées pour la gestion des prélèvements : « Débit d’Objectif d’Etiage » (DOE) considéré comme limite pour la satisfaction de l’ensemble des usages et « Débit de Crise » (DCR) à partir duquel la préservation des milieux aquatiques est considérée comme mise en péril.